Les arnaques en tant qu’acheteur de voiture occasion

Si Internet permet de réaliser de bonnes affaires en matière d’achat d’automobiles d’occasion, les escroqueries sont courantes. Il est essentiel d’apprendre à les repérer afin d’éviter que votre projet ne se transforme en cauchemar et de profiter pleinement de votre nouvel achat en toute sécurité. Les personnes mal intentionnées à l’origine de ces malversations ne manquent pas d’imagination et agissent souvent avec beaucoup d’organisation, il convient donc d’être très vigilant.

La suspicion d’une voiture volée

Parmi les mauvais coups qui vous guettent lors de l’achat d’une voiture d’occasion, acheter une voiture volée est une situation tout à fait possible. Il est primordial de bien vérifier que le numéro de série de la voiture noté sur la carte grise est identique à celui figurant sur le moteur. Des traces de coups peuvent indiquer que de faux numéros ont été gravés. Du jeu au niveau de la colonne de direction peut révéler la fracture du système antivol. De plus, des traces au niveau des barillets de portes ou des joints de portières neufs peuvent également être suspectes.

Un contact téléphonique impossible

Méfiez-vous d’un vendeur uniquement joignable par e-mail. Dans le cas où le véhicule mis en vente vous intéresse réellement, exigez dans votre premier message qu’il vous fasse parvenir son numéro de téléphone, de préférence celui de son domicile. Si votre e-mail reste sans réponse, n’insistez pas et continuez votre quête pour tomber sur la bonne occasion.

Prendre garde aux numéros de téléphone commençant par 089

Cette arnaque vous invite via SMS à rappeler un numéro qui débute soit par 0899 soit par 0897. Des personnes malhonnêtes ont créé ces numéros surtaxés et les utilisent sur leurs fausses petites annonces pour s’enrichir.

Se méfier des trop bonnes affaires

La rédaction d’une petite annonce doit être la plus précise possible mais des personnes peu scrupuleuses en profitent pour ajouter des détails malhonnêtes afin de gagner quelques centaines d’euros supplémentaires. Il faut se montrer prudent concernant le vocabulaire employé. Des termes comme « un magnifique 4×4 » ou encore une « sublime citadine » peut se révéler être en réalité un véhicule cachant des vices. La présence de photos de mauvaises qualité ou ne laissant pas apparaître l’ensemble du véhicule est une annonce pouvant rendre sceptique. Si la voiture que vous avez achetée ne correspond pas exactement à sa description, vous êtes en droit de réclamer la restitution de la voiture en échange arnaques en tant qu’acheteur de voiture occasionde l’argent que vous avez versé.

Conservez toujours la petite annonce pour prouver qu’elle n’est pas conforme à l’objet qui vous a été vendu. Contactez le vendeur pour qu’il reprenne la voiture et, s’il résiste à votre demande de résolution, menacez-le de saisir un tribunal qui vous donnera forcément gain de cause. Par ailleurs, un prix trop bon marché doit vous interpeler tout comme des négociations trop faciles. Une voiture bradée 20 % sous Argus cache probablement une faille, d’autant plus si le kilométrage du véhicule n’est pas outrageusement élevé. Il peut s’agir de réparations à prévoir, d’un véhicule accidenté ou même encore l’inexistence du véhicule proposé. Les personnes mettant en vente leur véhicule depuis le Royaume-Uni et proposant un prix bradé au seul motif que la voiture n’est pas utilisable car le volant ne se trouve pas du bon côté n’est pas légitime. Une automobile provenant d’Espagne à un prix particulièrement intéressant pour la simple raison que le niveau de vie y est moins élevé qu’en France doit vous alerter. La mention urgent cause départ, ou toute raison empêchant l’essai ou la visite du véhicule, mérite également un minimum de précaution car le vendeur est peut être pressé de se débarrasser d’un véhicule gênant. Prenez votre temps pour comparer les prix. Internet est l’outil le plus simple pour bien analyser le marché actuel de l’occasion et ainsi vous faire une idée précise des prix couramment opérés. Enfin, redoublez de vigilance si le contrôle technique a échoué et que l’annonce mentionne qu’une légère réparation est à prévoir. Le prix sera probablement plus bas mais les rénovations risquent d’être bien plus conséquentes que ce qu’il n’y parait.

La demande d’acompte

Dès que vous avez déniché l’occasion rêvée sur Internet, vous contactez tout naturellement le vendeur. S’il se présente comme étant un professionnel et qu’il exige un acompte dans l’unique objectif de réserver la voiture, méfiez-vous. Une fois ce premier versement encaissé, vous n’aurez plus de nouvelles du vendeur et vous n’avez aucune chance d’avoir la voiture entre vos mains. Vous devez effectivement savoir qu’aucun vendeur particulier ou professionnel n’est en droit de vous réclamer des arrhes pour l’achat d’une voiture. N’acceptez donc jamais de payer un acompte, à plus forte raison si vous n’avez pas vu la voiture et rencontré son propriétaire.

Les services de transfert d’argent

Vous devez vous montrer extrêmement prudent si le vendeur vous demande des preuves de liquidité en payant le montant via Western Union, Triple Deal ou Money Gram. Le système arrange en effet les fraudeurs puisqu’il est impossible de vérifier l’identité de la personne qui va ensuite retirer votre argent. Dès que vous entendez des mots tels que preuve de liquidité, transfert d’argent ou chèque de somme supérieure, ne faites pas affaire. Afin de vous protéger contre ces malversations, n’effectuez jamais de transactions avec un vendeur vous demandant de réaliser des versements suspicieux comme une avance d’argent ou un paiement à l’étranger. En outre, faites attention si la personne vit à l’étranger et plus particulièrement dans un pays tel que l’Angleterre ou Monaco car elle vous proposera de réserver la voiture, puis probablement d’effectuer un second virement pour payer les frais de douane. La voiture risque bien entendu de ne jamais vous être livrée. Lorsque vous achetez une voiture, la première règle à respecter est de ne jamais verser aucune somme d’argent, de quelque façon que ce soit et à qui que ce soit avant d’avoir vu la voiture et son propriétaire.

Jamais de règlement en espèces

Pour les transactions entre particuliers, le paiement en espèces est autorisé si la somme n’excède pas 3 000 euros. Le non-respect de cette règle peut entraîner une amende pouvant atteindre 15 000 euros. Un vendeur sérieux préférera généralement un chèque et, de préférence, un chèque de banque garantissant que le chèque va être honoré puisqu’il est directement tiré sur le compte de la banque. Si le vendeur exige de l’argent en liquide pour une transaction supérieure à 1 000 euros, ne procédez pas à la vente, ou rendez-vous avec le vendeur dans une agence bancaire pour déposer l’argent si vous soupçonnez un problème. En cas de soucis ultérieurs, il sera effectivement plus difficile de se retourner contre le vendeur sans aucune trace de votre règlement.

Vérifier l’historique du véhicule et l’identité du vendeur

A moins de bien connaître le vendeur, exigez de voir le carnet d’entretien de la voiture ainsi que les factures d’éventuelles réparations. Si carnet et factures n’existent plus, n’achetez surtout pas car la personne dissimule probablement des défauts. Vérifiez le nombre de propriétaires précédents. Un nombre anormal de propriétaires doit éveiller votre méfiance. Vous devez non seulement en savoir plus sur le véhicule mais aussi sur son propriétaire. Pour cela, demandez-lui de vous présenter une pièce d’identité. S’il est honnête, le vendeur ne se sentira pas vexé par votre vigilance. Vous pourrez ainsi vérifier que c’est le même nom qui figure sur la carte grise. Si ce n’est pas le cas et qu’il vous explique que la voiture vendue est celle d’un proche, éviter la transaction. En dernier recours, demandez la facture d’achat originale du véhicule.

Repérer une voiture accidentée

Vérifiez que la voiture n’a pas de séquelles d’accident ou de points de rouille anormaux, inspectez le compartiment moteur afin de repérer d’éventuelles fuites. Les véhicules récemment repeints doivent éveiller votre méfiance. Des nuances de peinture ou des raccords sous les joints sont effectivement les signes d’une pièce repeinte et laissent présager que le véhicule a subi un choc. Cependant, ces détails ne représentent pas l’indice ultime pour l’affirmer car des pièces peuvent être repeintes sans accident. La seule solution est de prendre rendez-vous auprès d’un garagiste afin de procéder à une expertise technique. Si le vendeur déclare que le véhicule n’a pas fait l’objet d’accident, demandez-lui de porter la mention véhicule non accidenté sur le document de vente qu’il doit vous remettre. Vous conserverez ainsi un recours en cas de tromperie découverte après la vente.

Un essai obligatoire

Un particulier qui n’a rien à se reprocher ne verra aucun inconvénient à vous faire venir devant son domicile, son travail ou autre lieu cohérent. Lors de cette première rencontre, restez prudent et ne venez pas avec de l’argent. Si le vendeur refuse de vous laisser essayer sa voiture en argumentant le fait que son assurance lui interdit de céder le volant à un étranger, ne cherchez pas plus loin et n’achetez pas le véhicule en question, même dans le cas où il vous suggère un essai en passager. En effet, un conducteur expérimenté ayant une connaissance approfondie de son véhicule et de ses défauts arrivera aisément à adapter discrètement sa conduite pour les atténuer, voire les masquer totalement. Il est en revanche possible d’alterner, ce qui vous permettra de voir la façon dont le véhicule a été conduit. En prenant possession du volant, vous pourrez réellement vérifier l’état du véhicule. Durant l’essai, vérifier que les numéros du compteur sont correctement alignés et que le kilométrage du compteur n’est pas inférieur à celui de l’étiquette de la dernière vidange collé sur le cartier d’huile pour parer à une éventuelle arnaque au compteur.

Obtenir les deux jeux de clés

Si le vendeur ne vous remet que l’original des clés, demandez-lui qu’il vous remette le double. Vérifiez alors que le double n’a pas été fait dans une serrurerie rapide auquel cas il est toujours en possession d’un jeu et vous risquez de vous faire voler votre nouveau véhicule.

Procéder à l’acte de vente au domicile du vendeur

L’achat d’une voiture d’occasion doit se finaliser au domicile du vendeur. Certes cela sera plus confortable qu’à l’extérieur mais surtout cela est l’occasion de vérifier que l’adresse du vendeur est identique à celle mentionnée sur la carte grise. Lisez le document de vente en détails. L’état du véhicule doit être indiqué par écrit et doit stipuler le kilométrage, la date de première mise en circulation et que la voiture n’a pas subie d’accident. Par la suite, en cas de problème, seul un document de vente écrit peut vous aider à obtenir une compensation ou une annulation de la transaction. Quoi qu’il en soit, ne payez que lors du transfert de propriété et à la livraison du véhicule.

Les recours possibles en cas de vices cachés ou de tromperie

vices cachés voitureAvoir de mauvaises surprises après l’achat d’un véhicule d’occasion, cela peut malheureusement arriver à tout le monde malgré les prises de précaution. Si jamais vous vous retrouvez dans ce cas-là, recontactez le vendeur. S’il est honnête, il fera appel à un expert pour déterminer si le problème de la voiture datait d’avant la vente ou non. S’il refuse, vous pouvez faire appel à la justice. Dans cette situation, ce sera à vous d’avancer les frais d’expertises. Dans le cas où vous obtenez gain de cause, le vendeur devra vous rembourser vos frais et vous racheter la voiture. L’article 1648 du code civil impose que l’action soit intentée par l’acquéreur dans un bref délai en fonction de la nature des vices rédhibitoires, ainsi que de l’usage du lieu où la vente a été réalisée. Ainsi, tout dépend de la gravité de la gravité de l’ennui constaté. SI vous constatez que vous avez été victime d’une tromperie lors de la vente, requérant que le vendeur ait connaissance du défaut, vous devez également agir rapidement. Adressez alors une lettre recommandée avec accusé de réception au vendeur en indiquant les griefs retenus contre lui et des solutions souhaitées. En cas de refus ou de non réponse, vous pouvez saisir le tribunal civil compétent qui nommera un expert judiciaire afin de déterminer l’étendue de la fraude. Vous pourrez obtenir des dommages et intérêts, l’annulation de la vente et toute autre mesure demandée. Au même titre que l’escroquerie, la tromperie est une infraction pénale et une plainte peut être déposée auprès de la Direction Départementale de la concurrence, de la consommation et de la Répression des Fraudes, ainsi que directement auprès du Procureur de la République en se fondant sur l’article L.213-1 du code de la consommation.